OpenAI, l’un des leaders dans le développement de modèles génératifs d’IA, travaille sur un outil innovant, le Media Manager. Cet outil permettra aux créateurs de contenu d’identifier leurs œuvres et de spécifier comment ils souhaitent que celles-ci soient utilisées — ou exclues — dans la recherche et l’entraînement de l’IA.
L’objectif est de rendre le Media Manager opérationnel d’ici 2025, en collaborant étroitement avec les créateurs, les propriétaires de contenu et les régulateurs. Comment cela sera-t-il réalisé ? Grâce à un comité de direction de l’industrie auquel OpenAI s’est récemment joint. Cet effort est décrit comme une nécessité pour des recherches avancées en apprentissage automatique afin de créer un outil unique en son genre, permettant d’identifier des textes protégés par le droit d’auteur, des images, des fichiers audio et vidéo de multiples sources, reflétant ainsi les préférences des créateurs.
Réactions et Mesures Face aux Critiques sur l’Utilisation des Contenus
OpenAI n’a pas été exempt de critiques pour sa méthodologie de développement de l’IA, qui a largement dépendu de l’extraction de données disponibles publiquement. Récemment, un groupe de journaux américains de premier plan, dont le Chicago Tribune, a accusé la société de violation de la propriété intellectuelle. Les journaux soutiennent qu’OpenAI a utilisé leurs articles pour entraîner des modèles d’IA générative, puis les a commercialisés sans offrir de compensation ni de crédit aux sources originales.
Qu’a fait OpenAI pour répondre à ces critiques et se protéger contre les poursuites futures ? La société a mis en place plusieurs mesures. Par exemple, l’année dernière, elle a permis aux artistes de se retirer et de supprimer leurs œuvres des ensembles de données utilisés pour entraîner ses modèles génératifs d’images. De plus, OpenAI permet aux propriétaires de sites web d’indiquer via la norme robots.txt si le contenu de leur site peut être exploré ou suivi pour entraîner des modèles d’IA.
Cependant, certains créateurs de contenu estiment que ces mesures ne sont pas suffisantes. Ils décrivent le processus de retrait comme onéreux et critiquent OpenAI pour payer relativement peu pour la licence de contenu. De plus, comme reconnu dans une récente publication d’OpenAI, les solutions actuelles ne couvrent pas les scénarios où les œuvres des créateurs sont citées, remixées ou republiées sur des plateformes qu’ils ne contrôlent pas.








