Vous cherchez « Le Chat », l’assistant de Mistral, et vous tombez sur un certain Vibe ? Pas d’inquiétude, vous êtes au bon endroit : Le Chat s’appelle désormais Mistral Vibe. Même adresse, mêmes conversations, même abonnement. Seul le nom a changé — et, accessoirement, le périmètre du produit.
Le Chat devient Vibe, et Vibe fait deux métiers
Mistral a rangé deux outils sous une seule étiquette : Vibe for work, qui n’est autre que l’ancien Le Chat (discuter, chercher, rédiger, analyser des documents), et Vibe for code, un agent de programmation qui travaille dans votre terminal, dans VS Code, dans JetBrains ou depuis le navigateur.
Le plus rassurant, c’est que vous n’avez rien à migrer : l’éditeur indique que les conversations, les paramètres et les abonnements sont conservés. Vous ouvrez l’adresse habituelle et vous continuez. J’avoue que j’ai quand même vérifié l’onglet du navigateur pour être sûr d’être au bon endroit : il affiche « Vibe Chat ». C’est bien la même maison. 🙂

Ce que l’on voit en ouvrant Vibe
J’ai ouvert l’assistant depuis un navigateur réglé en français, sans compte, pour voir exactement ce que voit quelqu’un qui arrive de Google. Voici le parcours, dans l’ordre :
- L’interface s’affiche en français toute seule. Aucun menu de langue à aller chercher : la page s’affiche déjà en français.
- Une fenêtre de conditions d’utilisation vous barre la route. « Conditions d’utilisation de Vibe », avec un seul bouton, Accepter et continuer — et pas de croix pour fermer.
- Puis l’écran de travail, vide et net : une barre « Posez votre question », un bouton + pour joindre un fichier, un micro pour dicter et un sélecteur de mode réglé sur Rapide.
- Et là, le mur. J’ai d’abord cliqué sur le sélecteur Rapide : l’écran « Commençons à construire » s’ouvre et vous demande de vous connecter ou de vous inscrire. J’ai retenté par la barre de saisie, un mot puis Entrée : même écran.

Autrement dit, la barre de saisie est une vitrine : on ne discute pas avec Vibe sans compte. C’est bon à savoir avant de promettre à votre collègue une démo vite fait. L’inscription se fait via un compte Apple, Google ou Microsoft, ou avec une simple adresse e-mail et un mot de passe.

Combien ça coûte, en euros et toutes taxes comprises
La grille tarifaire officielle s’affiche en dollars par défaut, ce qui n’aide personne en France. Elle propose pourtant un bouton EUR (€), un sélecteur de pays et une bascule Including taxes. Une fois réglée sur l’euro, la France et l’option taxes comprises — la TVA française de 20 % étant celle que le site applique lui-même —, elle donne ceci (tarifs relevés le 24 septembre 2026) :
| Formule | Prix TTC en France | À qui ça s’adresse |
|---|---|---|
| Gratuit | 0 € | Questions courantes, recherche web et tâches simples, avec un nombre de messages limité |
| Pro | 17,99 € par mois | Tâches longues, tâches plus complexes et codage au quotidien dans la CLI, l’IDE et sur le Web |
| Team | 29,99 € par mois et par utilisateur | Espace partagé, administration et stockage élargi |
| Entreprise | Sur devis | Déploiement privé, modèles sur mesure, SSO et journaux d’audit |

Deux remarques que la grille ne met pas en avant. D’abord, les étudiants d’un établissement reconnu, après vérification de leur statut, paient 5,99 € hors taxes au lieu de 14,99 €, pendant douze mois maximum et à condition de ne jamais avoir utilisé Vibe — ni Le Chat — auparavant. Ensuite, la formule gratuite n’est pas une version d’essai qui expire : elle reste utilisable, simplement plafonnée.
Pour situer les choses : 17,99 € TTC par mois, taxes françaises comprises, sans engagement annoncé sur la page. Et si la question de l’hébergement des données vous occupe, sachez que la résidence complète des données est réservée aux déploiements Entreprise : sur les formules individuelles, elle n’est pas proposée.
Ce que Vibe sait faire
Le produit ne se limite pas à la fenêtre de discussion. Vous y trouverez un Canvas pour rédiger des documents, des présentations et du code à côté de la conversation ; la recherche web avec citations ; la génération d’images ; un mode vocal pour dicter ou faire transcrire un fichier audio ; des bibliothèques où déposer vos PDF, tableurs et fichiers Office pour que l’assistant puisse s’y appuyer ; et une planification de tâches qui déclenche une requête à heure fixe.
Côté branchements, Mistral revendique plus de cent connecteurs — messagerie, agenda, Drive, SharePoint, Slack, GitHub, Jira —, annoncés en bêta, et la compatibilité MCP, ce protocole qui permet de relier un assistant à un outil maison. Pardon pour le jargon, mais je n’ai pas trouvé plus simple : l’idée est que l’assistant aille chercher l’information là où elle est déjà, au lieu de vous obliger à faire des copier-coller.
Si le terminal vous rebute, sachez que la partie codage existe aussi sous forme d’extension pour VS Code et JetBrains, et que l’assistant est disponible sur le Web, sur iOS, sur Android et en application de bureau pour macOS, Windows et Linux.
Pour qui Vibe vaut le détour
Si vous cherchez un assistant généraliste d’un éditeur français, avec une interface en français qui ne sent pas la traduction automatique, Vibe mérite le détour : la formule gratuite permet de commencer sans payer, avec des messages et des recherches Web limités. Si vous développez et que l’idée d’un agent de code qui travaille dans le terminal, dans votre IDE ou à distance vous parle, regardez plutôt la formule Pro : le plan gratuit limite les sessions de codage et Pro les débloque pour la journée entière.
Le seul vrai reproche que je ferais à Mistral, c’est ce changement de nom : « Le Chat » était facile à trouver, facile à retenir et gentiment franchouillard. « Vibe » ressemble à tous les autres noms du secteur. Mais bon, personne ne m’a demandé mon avis. 😉







